Saturés et cardiovasculaire : mise au point

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Le lien entre la surconsommation d’acides gras saturés (AGS) et le risque de maladies coronariennes (MC) et/ou d’infarctus cérébraux (AVC) méritait d’être réévalué scientifiquement. En effet, plusieurs publications dont des méta-analyses ont permis de nuancer les recommandations nutritionnelles relatives à l’apport nutritionnel conseillé en AGS, selon leur nature. Ces ajustements ont été présentés de manière polémique par différents média.

Pour faire un état de l’art scientifique sur les AGS et les MC, un colloque de 14 experts en nutrition et en lipides alimentaires, tels que Philippe Legrand (INRA, France), Tom Sanders (Kings College, Royaume-Uni), Marianne Geleijnse (Wageningen University, Pays-Bas), Patty Siri-Tarino (CJORI, Etats-Unis) ou Ronald Mensink (Maastricht University, Pays-Bas) a permis de publier une mise au point dans Annals of Nutrition Metabolism, un journal à comité de lecture.

Un taux plasmatique élevé de cholestérol-LDL reste un des facteurs de risque important de maladie cardiovasculaire qu’il convient de ramener vers  la normale.

L’analyse de 96 références, dont une cinquantaine datant de 2014 à 2016, soutient avec un niveau de preuve solide que le remplacement partiel d’aliments riches en AGSpar ceux riches en acides gras polyinsaturés réduit le cholestérol-LDL plasmatique ainsi que le risque de maladie coronarienne.

Les experts notent aussi que la matrice alimentaire et l’origine des AGSsont des facteurs à prendre en compte.

Pour lire la publication, cliquez ici.

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Référence :

  1. Nettleton JA, Brouwer IA, Geleijnse JM, Hornstra G. Saturated Fat Consumption and Risk of Coronary Heart Disease and Ischemic Stroke: A Science Update. Ann Nutr Metab. 2017 Jan 27;70(1):26-33. Texte intégral en cliquant ici
Dernière mise à jour : le 10 mars 2017.