Opinions de consommateurs sur la réduction de sel

Si une littérature abondante montre dans la plupart des pays un apport en sel excédant la recommandation de l’OMS (5 g sel/j)1,2, peu de publications mesurent l’opinion et l’attitude des différentes populations concernant leur propre consommation de sel, leur intention de contrôler cet apport et les messages les plus efficaces pour les amener à changer leur comportement alimentaire.

C’est précisément l’objectif de cette étude parue dans Appetite3, à laquelle a contribué Unilever R&D (Pays Bas), sur la base d’un questionnaire en ligne complété par près de 7.000 adultes résidant en Allemagne, Autriche, Etats Unis, Hongrie, Inde, Chine, Brésil et Afrique du Sud.

Quel que soit le pays, la grande majorité des personnes interrogées estiment que leur consommation de sel est satisfaisante alors qu’elle est évaluée pour l’ensemble de ces pays à 9,5 g de sel par jour en moyenne (de 7 à 13 g/j). A noter que seuls 13% du panel ont su indiquer la quantité de sel recommandée.

Les intentions :

  • 34% des personnes n’ont aucune intention de changer leur apport en sel,
  • 41% réduisent leur apport depuis plusieurs mois,
  • 24 % pensent changer leur comportement dans un proche avenir.

Concernant les gestes du quotidien, 22% des individus déclarent ajouter systématiquement du sel aux plats avoir de les goûter. Cette proportion est comparable dans chaque pays.

La connaissance de l’impact du sel alimentaire sur la physiologie et la santé est très disparate d’un pays à l’autre. Cependant, ceux qui connaissent le lien entre réduction d’apport en sel et régulation de la pression artérielle sont les plus enclins à changer leurs habitudes favorablement.

Pour les participants dans leur majorité, la responsabilité d’une réduction de sel leur revient.  Mais ils ne sont pas les seuls acteurs ayant un rôle à jouer puisqu’ils citent d’autres alliés, dans l’ordre l’industrie agroalimentaire, la restauration, les distributeurs, la famille et les amis, le gouvernement et les organisations internationales de santé.

Enfin pour ce qui est de la communication, les deux messages qu’ils souhaitent en majorité entendre touchent au lien entre sel et santé puis aux aliments les plus pourvoyeurs de sel dans leur alimentation. Ces messages seront d’autant plus entendus qu’ils proviendront du corps médical et notamment des médecins et des diététiciens (35%), de l’étiquetage alimentaire (22%), des entreprises agroalimentaires (11%).

Ces éléments de compréhension permettent d’adapter les stratégies de réduction de sel provenant des différents acteurs impliqués dans la santé publique, y compris les entreprises agroalimentaires : meilleure auto-évaluation de la consommation, information nutritionnelle, ciblage des messages pour faciliter les changements de comportement.

 

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Références:

  1. World Health Organization (WHO/OMS), Guideline. Sodium intake for adults and children. WHO, Geneva, 2012.

2. Elliott P, Brown I. Sodium intakes around the world. Geneva, Switzerland; World Health Organization (WHO/OMS), 2007.

3.  Newson RS, Elmadfa I, Biro G, Cheng Y, Prakash V, Rust P, Barna M, Lion R, Meijer GW, Neufingerl N, Szabolcs I, van Zweden R, Yang Y, Feunekes GI. Barriers for progress in salt reduction in the general population. An international study.  Appetite. 2013 Jul 23;71C:22-31. doi: 10.1016/j.appet.2013.07.003. [Epub ahead of print]

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Abstract : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23891557

 

 

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Dernière mise à jour : le 14 novembre 2014.