Flexitarisme : l’avenir d’une alimentation durable

# # # # # # #

Les consommations alimentaires actuelles ne sont pas durables car elles épuisent les ressources naturelles et ont des impacts négatifs sur l’environnement et sur la santé publique. Il convient donc d’opter pour des choix plus raisonnables, avec davantage d’aliments d’origine végétale et un moindre apport d’aliments d’origine animale. Ce que les anglo-saxons appellent le « plant-based » diet.

Pour mieux envisager les conséquences d’une alimentation essentiellement végétale sur les apports en nutriments et sur la santé, Unilever a réalisé une revue bibliographique. Ce travail s’est focalisé sur la qualité des protéines, l’apport en acides aminés indispensables et la biodisponibilité des protéines issus d’une alimentation plus végétale, telle qu’envisagée par les flexitariens (voir notre article indiquant qu’un européen sur trois adopte un régime ‘flexitarien’).

Il apparaît que plus les alimentations sont restrictives et monotones, plus il est difficile de couvrir les apports conseillés en protéines, avec un apport limitant en lysine principalement. En revanche, quand le niveau calorique est suffisant et les sources de protéines variées, les alimentations végétales peuvent couvrir les besoins nutritionnels.

Une alimentation principalement végétale et bien pensée est ainsi appropriée à toutes les étapes de la vie, à condition d’apporter une variété d’aliments à haute densité protéique. En effet, certains micronutriments sont moins concentrés (vitamine B12, vitamine D, iode, oméga 3 de type EPA et DHA), ou moins bien absorbés (fer, calcium, zinc) lorsqu’ils sont apportés par des végétaux. C’est particulièrement vrai pour les personnes âgées sédentaires et les jeunes enfants, qui présentent un risque plus important en cas d’apport inadapté en protéines, quantitativement ou qualitativement.

De plus, les études d’intervention et d’observation montrent que les alimentations plutôt végétales contribuent à une meilleure santé sur le long-terme, grâce à la réduction des facteurs de risque métaboliques tels que l’index de masse corporelle, les lipides sanguins, la pression artérielle et les marqueurs d’inflammation.

Les meilleurs moyens d’améliorer la qualité d’une alimentation de type flexitarienne, dépendent surtout de la créativité en recherche et développement (R&D) et des engagements nutritionnels des entreprises agroalimentaires. Elles consistent à :

  • améliorer la biodisponibilité des protéines lors de la transformation des aliments (procédés de broyage, trempage, germination, fermentation, cuisson),
  • enrichir les aliments en lysine chez les enfants et aussi de leucine chez les personnes âgées pour prévenir la fonte musculaire.

L’information, voire l’éducation des populations est indispensable pour conduire à bien ce changement des habitudes alimentaires. Unilever peut accompagner cette tendance en proposant des produits et des recettes bien conçus, en explorant les meilleurs techniques de production et de préparation et d’éventuels enrichissements en nutriments. Nous envisageons par ailleurs des guides de mise en place d’alimentation flexitarienne, notamment pour les acteurs de la restauration collective (cantines scolaires, maisons de retraite, Ehpad…) afin de réussir cette transition vers une alimentation plus durable.

Rapport interne piloté par Nicole Neufingerl.

 

 Plan Unilever pour un mode de vie durable. Nous mesurons régulièrement l’avancement de nos progrès vers ces objectifs. Qui plus est, nous publions ces constats. Vous pouvez ainsi lire notre rapport d’étape à fin 2015 sur les réalisations d’objectifs, cliquez ici.

Dernière mise à jour : le 18 août 2017.