Dénutrition des seniors : la prévention est urgente

En décembre dernier, Unilever a réuni un groupe d’experts de l’alimentation des seniors : nutritionnistes, gériatres, gérontologues, sociologues…

Au-delà de la composition des produits proposés en maisons de retraite et EHPAD, Unilever s’intéresse au changement d’attitude et de comportement des professionnels de la restauration, de l’équipe de soins et des seniors eux-mêmes chaque fois que cela est envisageable.

Nous souhaitons partager avec vous, professionnels de la santé, quelques constats forts de cette journée.

–      Réfléchir aux parcours de vie : souvent, ils ne sont pas linéaires (bonne santé puis fragilité puis dépendance) et la fatalité est trop souvent invoquée. Mettre en place les stratégies permettant que la dépendance soit ponctuelle et réversible.

–      Faire la différence entre vieillissement, maladie et perte d’autonomie : 6 octogénaires sur 10 vivent à domicile, en autonomie. Elles peuvent être en bonne santé ou fragiles.

–      La dénutrition concerne 4 à 10% des seniors à domicile (ce qui représente un nombre très élevé d’individus), 15 à 40% des seniors en établissement d’hébergement et 30 à 70% des seniors hospitalisés (à quand les menus adaptés aux personnes âgées ?). L’enjeu, c’est le domicile : c’est là que démarre la dénutrition et qu’il faut intervenir.

–      La qualité de vie des seniors repose sur le trépied préventif : nutrition équilibrée, activité physique régulière et lien social structuré.

–      Les enquêtes montrent que plus les personnes vieillissent, plus elles délèguent les actions liées à leur alimentation (course) ; plus on délègue hors du ménage, plus on perd en diversité alimentaire : plus le degré de dépendance augmente, plus le risque de dénutrition augmente (étude Aupalesens).

–      Dénutrition et solitude sont souvent associées : 23% des seniors isolés sont dénutris contre 4 à 7% chez les personnes âgées non isolées (étude SOLINUT).

–      Les 60-65 ans d’aujourd’hui sont des personnes qui n’ont peut-être jamais cuisiné, elles arrivent à la retraite sans savoir correctement s’alimenter. L’image de la grand-mère qui cuisine doit évoluer. Le passage à la retraite est un moment privilégié pour promouvoir les bonnes habitudes de vieillissement en bonne santé.

–      L’émotion est un moteur d’apprentissages, qui suivent les cycles de vie alimentaires. Les apprentissages et les choix des aliments doivent se poursuivre même en fin de vie.

 

Actu Juin 2014 : 

Pour poursuivre les échanges sur la prévention de la dénutrition des personnes âgées, Unilever Food Solutions a profité des 52e Journées d’Études de l’AFDN (Association Française des Diététiciens Nutritionnistes) qui ont eu lieu à Marseille en juin 2014 pour proposer un symposium. La thématique : Adapter l’alimentation des personnes âgées dénutries en EHPAD ou à l’hôpital, présentée par Monique Ferry, gériatre nutritionniste et Solène Navéos, Ingénieur nutrition a suscité de nombreux témoignages de la part des diététiciens présents. 

 

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Dernière mise à jour : le 14 novembre 2014.